Le gouvernement guinéen entend renforcer la lutte contre l’exploitation aurifère anarchique dans la région de Siguiri. Les autorités ont annoncé l’interdiction de toute activité d’orpaillage dans les zones jugées sensibles, notamment les lits et les berges des cours d’eau, les terres agricoles, les pâturages ainsi que les aires protégées.
La décision a été rendue publique lundi 2 novembre 2026, dans un communiqué conjoint de cinq départements ministériels, lu par le porte-parole de l’armée, le général Mamadou Aliou Sow.
Pour assurer le respect de cette mesure, un dispositif permanent des forces de défense et de sécurité sera déployé dans les zones concernées. Des opérations de contrôle seront également menées sur les axes routiers et fluviaux afin de freiner l’approvisionnement des sites d’exploitation clandestins en équipements miniers et en produits chimiques.
À travers cette initiative, les autorités ambitionnent de mettre un frein aux conséquences environnementales de l’orpaillage incontrôlé. La pollution des ressources hydriques, la dégradation des terres et l’ensablement du fleuve Niger et de ses affluents figurent parmi les principales préoccupations du gouvernement.
Dans le même élan, l’État rappelle que l’achat et la commercialisation de l’or devront désormais s’effectuer exclusivement à travers les comptoirs agréés.
Ce renforcement du dispositif sécuritaire marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté des autorités guinéennes de mieux encadrer l’exploitation aurifère, de combattre les pratiques clandestines et de préserver les ressources naturelles de la région de Siguiri.
Amadou Diallo














