Entre le 3 et le 8 juin 2025, au moins 73 accidents de la circulation avaient été enregistrés au service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Un bilan glaçant avec 3 décès à la clé et plusieurs cas graves nécessitant des évacuations d’urgence.
Le Dr Abdoulaye Bachir Condé, médecin légiste et appui aux urgences, exprime son inquiétude: « Nous avons été submergés. Ce pic d’accidents pendant la période festive est sans précédent. Il reflète une situation routière devenue incontrôlable à Siguiri. »
Les chiffres détaillés par le Dr Condé révèlent une évolution dramatique au fil des jours : Mardi, 3 juin (veille de fête) : 14 cas,
Mercredi, 4 juin : 9 cas, jeudi, 5 juin : 18 cas, le plus lourd de la semaine, vendredi, 6 juin (jour de la Tabaski) : 12 cas, samedi, 7 juin : 11 cas et dimanche, 8 juin (jusqu’à 14 h) : 9 cas
Ce triste constat relance le débat sur la problématique de la sécurité routière dans la préfecture et sur les capacités de prise en charge des urgences par l’hôpital préfectoral. Les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme et appellent: « Il faut qu’on arrête de banaliser ces drames. Chaque accident, c’est une vie brisée, une famille endeuillée. Cela ne peut pas continuer », conclut le médecin ABC.
Amadou Diallo














