Comme annoncé dans nos colonnes, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, ce samedi, la cérémonie d’inauguration de l’usine dédiée à la fabrication et à la requalification de bouteilles de gaz dans la préfecture de Forécariah. Nous poursuivons la série de mise en ligne des différents discours tenus.
Après celui du Directeur général de FAPGAZ, Kaman Sadji Diallo, nous nous intéressons à présent à celui du ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara. Dans sa communication de 18 minutes, il a salué avant tout le leadership du président Mamadi Doumbouya, du Premier ministre et des premiers responsables qui ont posé les premières briques du projet dans son ensemble: « Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où une vision devient réalité. Ce matin, ici à Konta, en ce coin de la Guinée profonde, ce moment est arrivé. Et si nous sommes réunis sur cette terre bénie de Forécariah pour assister à la naissance d’une industrie, c’est parce qu’un homme a osé rêver grand pour son peuple. Ce discours ne serait pas sincère si nous n’évoquions pas, dès son premier souffle, le nom du père de ce projet : Son Excellence Mamadi Doumbouya, Chef de l’État, Président de la République. Depuis son accession à la tête de notre pays, Monsieur le Président a posé une exigence simple mais très révolutionnaire : que les ressources de la Guinée profitent d’abord aux Guinéens. Cette usine que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas un hasard. Elle est la traduction concrète, en acier soudé, en béton coulé, en machines tournant à plein régime, de la volonté d’un homme qui a choisi de construire là où d’autres avaient seulement promis.

Il a déclaré que les femmes étaient au cœur de son septennat. Ici à Konta, cette déclaration reçoit sa plus belle réponse industrielle : une usine où 70 % des emplois seront destinés aux femmes. Une infrastructure qui libère les mères de famille du joug millénaire du bois de chauffe. Une installation qui restitue à nos sœurs, nos mères, nos filles, ce bien le plus précieux qu’est le temps. Monsieur le Président, même si vous n’êtes pas physiquement à Konta en ce jour d’inauguration, votre souffle est dans chaque bouteille de gaz produite ici. Votre vision est dans chaque soudure, dans chaque contrôle de qualité, dans chaque emploi créé. La Guinée vous rend grâce. Excellence Monsieur le Premier ministre Amadou Oury Bah, votre présence ici à Konta, dans la préfecture de Forécariah, n’est pas un protocole. Elle est un message, comme depuis des mois écoulés : le message d’un gouvernement qui ne gouverne pas depuis les bureaux climatisés de Conakry, mais qui descend sur le terrain, qui touche la terre, qui regarde ses populations dans les yeux afin de comprendre leurs problèmes. Votre primature incarne ce que la Guinée attend depuis longtemps, une coordination gouvernementale efficace, une chaîne de commandement lisible, une cohérence entre la parole du Président et l’action de l’exécutif. Si le Président Doumbouya est la vision, vous êtes, Monsieur le Premier ministre, la main qui bâtit.

Vous avez su fédérer les énergies ministérielles autour des priorités nationales. Vous avez veillé à ce que les décisions au sommet de l’État trouvent leur exécution sur le terrain. L’usine de Konta est le fruit de cette coordination rigoureuse que vous avez portée au quotidien. Merci, Excellence, pour votre engagement ; merci pour votre présence, elle vaut mille mots. Les grandes œuvres ont toujours leurs artisans dans l’ombre. Cette usine en a plusieurs. Il serait donc injuste, voire ingrat, de ne pas célébrer leurs noms avec toute la solennité qu’ils méritent. Le Général Amara, ministre secrétaire général à la Présidence : Monsieur le Ministre, c’est vous qui avez posé la première pierre de ce rêve, pas symboliquement, mais réellement. Vous avez, au nom du Président de la République, engagé l’État dans cette aventure industrielle. Vous avez donné votre autorité, votre prestige et votre engagement personnel pour que ce projet ne reste pas une belle idée dans un tiroir. La première pierre est toujours la plus difficile à poser, car elle engage, elle oblige, elle dit ceci. Nous irons au bout. Et vous avez dit. Nous irons au bout. Nous y sommes. Général, nous vous remercions. Monsieur le ministre Ali Seydouba Soumah, ancien ministre de l’Hydraulique, de l’Énergie et des Hydrocarbures, et son cabinet à l’époque : il est des hommes dont le travail ne disparaît pas avec leur mandat. Vous avez tracé le sillon. Vous avez négocié, plaidé, convaincu. Vous avez cru en FAPGAZ quand certains doutaient encore que la Guinée puisse produire localement ses bouteilles de gaz. Les histoires nationales retiennent les noms de ceux qui inaugurent, mais la justice exige qu’elles retiennent aussi ceux qui sèment. Monsieur le ministre conseiller Aly Seydouba Soumah, vous avez semé. La Guinée récolte aujourd’hui. Soyez remercié », a-t-il relaté.

Après cette étape protocolaire, de reconnaissance et de rappel, le ministre Aboubacar Camara a présenté les résultats attendus en chiffres et en impacts positifs: « Mesdames et Messieurs les cadres du département, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les membres du conseil d’administration, chers travailleurs élégants et bien habillés de FAPGAZ.
Il y a le pari que la Guinée n’est pas condamnée à importer ce qu’elle peut produire, le pari que notre jeunesse peut manier une torche à souder aussi bien qu’une machette, le pari que nos femmes méritent de cuisiner avec du gaz plutôt que de mourir à petit feu dans la fumée du bois. Ce projet, c’est vous qui l’avez porté. Nuit après nuit, réunion après réunion, obstacle après obstacle, vous avez transformé une vision présidentielle en ligne de production, en normes ISO, en tests hydrauliques à 30 bars, en emplois réels pour les fils et filles de Guinée.

Plus de 10 millions de dollars investis sur fonds propres de FAPGAZ, c’est un acte de foi : foi en la Guinée, foi en ses femmes et ses hommes, foi en son avenir. Aucun investisseur étranger n’a dû être convaincu ; c’est l’État guinéen qui a décidé de se faire confiance.
Chaque bouteille qui sortira de cette usine portera l’empreinte de votre détermination, et l’histoire retiendra que ce sont vous, hommes et femmes, qui avez changé la façon dont la Guinée se chauffe et se nourrit. Ce que FAPGAZ produit pour la Guinée, c’est 21 hectares de souveraineté industrielle, plus d’un million de bouteilles par an, plus de 500 emplois directs dont 70 % pour les femmes, et environ 1 500 emplois indirects… »

Ce n’est pas tout. Il s’est également adressé à la ministre de l’Environnement, Djami Diallo, en termes de résultats attendus dans la lutte contre la déforestation: « Madame la Ministre de l’Environnement, je pense que nous avions un mariage artificiel lié à nos deux ministères ; maintenant, il faut en faire un mariage sérieux. Dans la mesure où ce projet de Konta permettra d’éviter la production de 45 000 tonnes de CO₂ par an, de préserver 8 000 hectares de forêt par an et de convertir 120 000 ménages au gaz chaque année. Tout cela pour un investissement cent pour cent guinéen. Aux femmes de Guinée et de Konta, vous qui vous levez avant l’aube pour aller chercher le bois, vous qui portez sur votre dos les charges de mille hommes, vous qui cuisinez dans des cuisines enfumées pendant que vous nourrissez vos familles, vous qui perdez des heures chaque jour, des heures volées à vos enfants, à vos rêves, à votre dignité, cette usine est pour vous. »
Amadou Diallo












