Quelques heures après la proclamation des résultats du double scrutin par la Direction générale des élections (DGE), les premières voix discordantes commencent à se faire entendre. Parmi elles, celle de Joachim Baba Millimono, candidat du parti FIDEL, qui conteste le déroulement du processus électoral et dénonce plusieurs irrégularités ayant, selon lui, influencé l’issue du vote.
Alors que les résultats officiels placent la Génération pour la modernité et le développement ainsi que ses cinq partis alliés en tête avec la majorité des sièges, le candidat de FIDEL affirme que les chiffres publiés ne reflètent pas ceux observés sur le terrain par son équipe.
Au cœur de ses critiques figure la gestion des procès-verbaux au moment de la centralisation des résultats. Joachim Baba Millimono affirme que dans certains bureaux de vote, ces documents n’étaient pas disponibles à la fermeture du scrutin.
Selon lui, cette situation aurait entraîné le dépôt de procès-verbaux incomplets ou non remplis au moment de la centralisation. Il soutient que son équipe disposait pourtant de fiches de résultats collectées directement après le vote et que celles-ci lui donnaient une avance sur ses principaux adversaires.
Mais, explique-t-il, les chiffres communiqués ultérieurement dans le cadre de la centralisation présentaient un résultat différent de celui issu des urnes. Une situation qu’il regrette tout en laissant entendre qu’elle ne constitue pas une surprise totale à ses yeux.
Le candidat du parti FIDEL affirme en effet que son parcours dans cette compétition électorale a été marqué par plusieurs obstacles. Il évoque notamment des tentatives visant, selon lui, à empêcher sa candidature d’aboutir devant la Cour suprême.
Joachim Baba Millimono dénonce également ce qu’il qualifie de sabotage de sa campagne électorale. Il cite particulièrement son meeting de clôture organisé le 28 mai dernier sur l’esplanade de Plaza, qu’il estime avoir été volontairement perturbé.
Malgré ses réserves sur le processus, l’homme politique exclut toute saisine de la Cour suprême pour contester les résultats. Il annonce toutefois son intention d’engager une plainte afin d’obtenir réparation pour les préjudices qu’il dit avoir subis pendant la campagne.
Aboubacar Sidiki Camara













