Le procès d’Oyé Guilavogui, ancien ministre de l’Environnement et du Développement durable, a franchi une nouvelle étape ce mercredi 10 juin devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), avec la tenue des réquisitions et plaidoiries. Poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, l’ancien membre du gouvernement est accusé d’avoir causé un préjudice estimé à 213 milliards de francs guinéens à l’État, selon le ministère public.
Dans ses réquisitions, le substitut du procureur spécial a également évoqué l’importance du patrimoine attribué au prévenu, comprenant notamment des biens immobiliers et des exploitations agricoles. Le parquet a ainsi requis une peine de dix ans de prison, une amende de 50 milliards de francs guinéens ainsi que la délivrance d’un mandat d’arrêt.
Pour sa part, la partie civile a demandé que le jugement soit considéré comme contradictoire. La verdict est attendu le 1er juillet prochain.














