L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté, le 9 juin 2026, une proposition de loi encadrant l’organisation du référendum, une initiative perçue comme une étape importante dans l’éventualité d’une révision de la Constitution. Soutenu par la majorité présidentielle, le texte a été approuvé par 348 députés, contre deux voix opposées et une abstention.
Il prévoit notamment un rôle accru du président de la République dans le déclenchement d’un référendum et la mise en place d’une commission chargée d’élaborer les réformes constitutionnelles qui seraient ensuite examinées par une assemblée constituante avant d’être soumises au vote populaire. Initialement limitée aux parlementaires nationaux, cette assemblée a finalement été élargie aux députés provinciaux, gouverneurs et conseillers municipaux.
Alors que l’opposition accuse le pouvoir de préparer le terrain à une modification de la Constitution en vue de prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi au-delà de 2028, les partisans du texte défendent une démarche visant à permettre au peuple de se prononcer directement sur les réformes institutionnelles. Le projet de loi doit désormais être examiné par le Sénat.














