Vingt-quatre ans après leur unique et historique face-à-face en ouverture du Mondial 2002, où les Lions de la Teranga avaient terrassé les Bleus (0-1) à Séoul, la France et le Sénégal se retrouvent ce mardi 16 juin 2026 en phase de poules de la Coupe du monde. À l’époque, la sélection tricolore de Roger Lemerre, championne du monde et d’Europe en titre, était arrivée diminuée par la blessure de Zinedine Zidane et avait été surprise par l’impact physique et la fougue des Sénégalais entraînés par Bruno Metsu.
Le but historique de Papa Bouba Diop, consécutif à un débordement d’El-Hadji Diouf, avait scellé le destin de Bleus en fin de cycle, éliminés dès le premier tour, tandis que les binationaux sénégalais, fiers de bousculer une hiérarchie qui les avait pris de haut, s’étaient hissés jusqu’en quarts de finale.
Aujourd’hui, le contexte a profondément évolué pour les deux nations qui abordent ces retrouvailles avec de tout autres statuts. Si la France a depuis décroché une deuxième étoile en 2018, le Sénégal s’est imposé comme la puissance la plus régulière du football africain, portée par des stars mondiales comme Sadio Mané.
Alors que les anciens de 2002, à l’image d’El-Hadji Diouf et Khalilou Fadiga, frissonnent à l’idée de voir l’histoire se répéter et incitent leurs successeurs à briller, David Trezeguet avertit la nouvelle génération tricolore du piège sénégalais.
Animés par un esprit de revanche après leur finale perdue au Qatar en 2022, les hommes de Didier Deschamps devront impérativement se méfier de ce premier choc pour espérer lancer idéalement leur campagne vers un troisième sacre mondial.
Même si, il faut le souligner, les bleus arrivent avec une équipe bien solide, les lions de la téranga seront en position de dicter l’allure de la rencontre, avec des jeunes rompus à la tache et habitués de grandes victoires.














