Les départs irréguliers de migrants guinéens vers l’Italie connaissent une baisse spectaculaire ces dernières années. Selon les données du ministère italien de l’Intérieur, seuls 174 ressortissants guinéens ont atteint les côtes italiennes entre le 1er janvier et le 18 juin 2026, contre plusieurs milliers lors des années précédentes. Cette diminution s’inscrit dans une tendance plus large touchant l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
Alors qu’en 2023, près de 18 000 Guinéens avaient débarqué en Italie, leur nombre est tombé à environ 3 500 en 2024 avant de poursuivre sa chute. Les Guinéens représentent désormais une part marginale des arrivées irrégulières en Italie, loin derrière les Bangladais, les Somaliens ou encore les Pakistanais.
Cette évolution s’explique notamment par le renforcement des dispositifs de contrôle migratoire en Méditerranée et les accords conclus entre l’Union européenne et plusieurs pays de transit comme la Tunisie et la Libye. Les conditions de vie extrêmement difficiles imposées aux migrants subsahariens dans ces pays, marquées par des arrestations, des expulsions et diverses formes de violences, ont également découragé de nombreux candidats à l’exil.
Face à ces obstacles, certains Guinéens ont renoncé à leur projet migratoire tandis que d’autres ont privilégié des itinéraires alternatifs, notamment la route atlantique vers les îles Canaries ou d’autres points d’entrée en Espagne. Ces changements traduisent une profonde recomposition des routes migratoires empruntées par les migrants guinéens en quête d’un avenir meilleur en Europe.














