L’opérateur télécoms Orange Liberia est devenu le premier acteur du secteur à déployer un réseau mobile de cinquième génération (5G) sur le territoire libérien. Si cette avancée technologique promet des vitesses de connexion accrues ainsi qu’une réduction significative du temps de latence, les opportunités qu’elle offre en matière d’usages professionnels, de télétravail et de services numériques à forte valeur ajoutée se heurtent à une réalité statistique marquante.
En effet, selon les données récentes publiées par l’Union internationale des télécommunications (UIT), près de 70 % de la population locale n’utilise toujours pas Internet, bien que les infrastructures de générations précédentes couvrent déjà la quasi-totalité des habitants.
L’accès effectif aux prestations d’ultra-haut débit demeure contraint par plusieurs facteurs structurels majeurs à l’échelle nationale. D’une part, l’étendue géographique initiale du réseau reste à préciser, les investissements lourds de plusieurs milliards de dollars nécessaires à l’installation d’infrastructures 5G risquant de concentrer les offres de connectivité dans les zones urbaines au détriment des localités rurales moins rentables. D’autre part, les coûts élevés d’acquisition des équipements compatibles, la tarification des forfaits de données mobiles et le niveau d’alphabétisation numérique constituent autant de freins économiques à une adoption massive par l’ensemble des citoyens.













