Le siège de la RTG2, situé à Boulbinet, a été victime d’un cambriolage ayant entraîné la disparition de plusieurs équipements audiovisuels. Les malfaiteurs ont notamment emporté quatre caméras robotisées, un amplificateur, un mélangeur vidéo ainsi que plusieurs accessoires indispensables au fonctionnement de la régie.
Face à la presse, la directrice générale de la RTG, Makémé Bamba, est revenue sur les premiers constats effectués après cette intrusion: « Les premiers constats montrent que ceux qui sont venus vandaliser ont emporté des équipements. D’abord, ils ont cassé la baie vitrée à partir de la régie finale pour pénétrer dans la salle du plateau. Au niveau du plateau, ils ont emporté toutes les caméras. Le plateau comprend quatre caméras robotisées qu’ils ont emportées. Ils ont également pris l’amplificateur qui se trouvait à côté », a-t-elle expliqué.
Poursuivant son intervention, elle a précisé que les malfaiteurs ne se sont pas limités au plateau, puisqu’ils ont également ciblé la régie: « Lorsque vous partez à la régie, ils ont pris également des équipements, notamment le mélangeur vidéo, la manette qui commandait les caméras, ainsi que beaucoup d’autres équipements qui servaient à faire fonctionner la régie et à nous permettre de travailler. D’ailleurs, parmi les équipements pris, ils n’ont pas pu emporter certains qui se trouvent déjà dans les couloirs », a indiqué la directrice générale.
Selon Makémé Bamba, les gendarmes postés à l’entrée de la RTG ont rapidement alerté leur service d’investigation. Des agents se sont ensuite rendus sur les lieux pour procéder aux premières constatations: « Puisqu’on a un poste ici, un poste armé composé de gendarmes, ceux qui sont à l’entrée de la RTG ont informé leur service d’investigation. Le service est arrivé ce matin avec nous. Ils ont fait des relevés, pris des photos et procédé à l’état des lieux », a-t-elle ajouté.
Les actes de vol ne sont pas nouveaux dans les locaux de la RTG de Boulbinet, la directrice générale estime que cette fois-ci, les circonstances et l’ampleur de l’intrusion dépassent les précédents incidents: « Vous savez, ce n’est pas la première fois qu’il y a des vols à la RTG, disons ça comme ça. Mais casser les baies vitrées, casser les portes et les forcer, c’est une première. Je suis même étonnée », a-t-elle confié.
Makémé Bamba s’interroge notamment sur les motivations des auteurs, compte tenu de la nature et de l’utilisation des équipements dérobés: « Ce que j’étais en train de me dire, c’est, qui peut oser venir prendre des équipements qui servent à toute la nation ? C’est tout le monde qui regarde la RTG2. Nous sommes sur Canal et nous sommes regardés partout. Aujourd’hui, la gendarmerie a commencé ses investigations et nous espérons que cette enquête ira jusqu’au bout afin qu’on découvre qui a voulu faire ça », a-t-elle déclaré.
Pour la directrice générale, le matériel emporté ne permettrait même pas, à lui seul, de mettre en place un studio de télévision fonctionnel: « Je ne vois pas pour quelle raison la personne va le faire. Ces équipements, si tu décides de construire ton propre studio, ne sont pas suffisants pour faire un studio. Ils vont avec d’autres équipements qui sont restés ici. Donc, quelle est l’intention de la personne ? Je ne peux pas parler à sa place, mais c’est vraiment osé », a-t-elle poursuivi.
La responsable de la RTG s’est enfin étonnée de l’audace des auteurs, qui ont réussi à s’introduire dans une enceinte où la présence sécuritaire est pourtant visible: « Il a vraiment été audacieux de rentrer dans une cour où il y a un camp, où il y a des militaires, où il y a un poste armé militaire à l’entrée, où il y a des travailleurs qui font des va-et-vient. Il a vraiment osé. Nous espérons que les enquêtes puissent aboutir », a conclu Makémé Bamba.
L’enquête est désormais attendue pour faire la lumière sur ce cambriolage et identifier les auteurs de cette intrusion qui porte un coup aux capacités techniques de la RTG2.
Amadou Diallo














