La rencontre entre les autorités guinéennes et les représentants du corps diplomatique, organisée ce jeudi 5 novembre au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, a été marquée par un incident impliquant les journalistes de la presse privée.
Prévue pour favoriser les échanges autour du renforcement de la coopération bilatérale et des questions d’intérêt commun, cette rencontre a connu un premier couac dès son ouverture, à la suite d’une décision du chef de la diplomatie guinéenne, Dr Morissanda Kouyaté.
À son arrivée dans la salle, le ministre a demandé aux journalistes des médias privés présents de quitter les lieux. Selon ses instructions, seule la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le média public, était autorisée à assurer la couverture médiatique de l’événement: Une consigne qui a ainsi empêché les organes de presse privés de couvrir directement les échanges entre les autorités guinéennes et les diplomates accrédités en République de Guinée. Cet épisode remet au centre du débat la question de l’accès des médias aux activités officielles et du traitement réservé aux différents organes de presse dans la couverture de l’action publique.
En privilégiant exclusivement le média public pour la couverture de cette rencontre diplomatique, cette décision pourrait susciter des interrogations au sein de la corporation journalistique, notamment sur l’égalité d’accès à l’information institutionnelle.
Pour l’heure, aucune explication officielle n’a été communiquée sur les raisons de cette restriction.














