Alors que l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo continue de toucher l’est de la République démocratique du Congo, les autorités sanitaires affichent leur confiance dans une possible maîtrise de la maladie avant 2027. Cet optimisme repose notamment sur les progrès enregistrés dans le diagnostic des cas et sur l’expérience acquise lors des précédentes flambées épidémiques dans le pays.
Après l’arrivée de nouveaux équipements et réactifs, plus de 900 échantillons en attente ont été analysés à Bunia, permettant de clarifier la situation épidémiologique. Au 30 mai, les autorités faisaient état de 282 cas confirmés, alors que de nombreuses zones d’ombre subsistaient encore quelques semaines auparavant.
Le directeur de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe, estime que l’épidémie pourrait être contenue en deux à trois mois si le suivi des contacts est renforcé. De son côté, le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, évoque un horizon de quatre à six mois pour venir à bout du virus, en s’appuyant sur l’expérience des seize précédentes épidémies recensées en RDC.
Toutefois, plusieurs défis demeurent, notamment le manque d’infrastructures spécialisées dans certaines zones affectées, les réticences de certaines familles à l’égard des procédures sanitaires, ainsi que la circulation de rumeurs et de traitements traditionnels non validés. Malgré ces obstacles, les autorités soulignent que d’importants moyens logistiques et médicaux ont été déployés pour renforcer la riposte et limiter la propagation de la maladie.














