La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a bouclé, hier mercredi 10 juin 2026, les débats dans le dossier visant l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, poursuivi pour détournement présumé de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
À l’issue des réquisitions, le ministère public a requis une peine de dix ans d’emprisonnement contre Mohamed Lamine Bangoura ainsi que ses coaccusés Amadou Diallo et Sidiki Sylla, actuellement en fuite.
Le parquet a également sollicité une amende de 50 milliards de francs guinéens, la confiscation de leurs biens et leur transfert sous la gestion de l’AGRASC.
L’Agent judiciaire de l’État estime que les prévenus n’ont fourni aucun justificatif sur l’utilisation de plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens alloués à la Cour constitutionnelle et à l’organisation des élections de 2020.
De son côté, la défense dénonce un dossier dépourvu de preuves matérielles et réclame la relaxe pure et simple de Mohamed Lamine Bangoura.
Après les plaidoiries, la CRIEF a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 27 juin 2026.
Amadou Diallo














