Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn a examiné ce mercredi 17 juin 2026 une affaire de vol aggravé mettant en cause Fatoumata Binta Diallo, une femme de ménage de 22 ans, poursuivie par son ancienne patronne, Mariam Bintou Diallo. Les faits remontent au mois d’avril 2025.
À l’audience, l’époux de la plaignante, qui représentait son épouse absente, a relaté les circonstances de la disparition de plusieurs bijoux en or ainsi que d’une somme de 3 000 dollars américains. Employé dans une société minière, il a expliqué que la prévenue aurait découvert l’endroit où étaient conservés la clé et les objets de valeur lorsque sa femme préparait ses bagages à la veille de son départ pour le Canada.
Selon son témoignage, le vol n’a été constaté qu’après le départ de son épouse. Il a également affirmé que Fatoumata Binta Diallo était la seule personne à détenir la clé de la chambre du couple au moment des faits.
À la barre, la prévenue a reconnu être l’unique détentrice de cette clé, tout en rejetant catégoriquement les accusations portées contre elle. Elle a nié être l’auteure du vol des bijoux et de l’argent disparu.
L’avocat de la partie civile a dénoncé ce qu’il qualifie de « mauvaise foi » de la prévenue, soutenant qu’elle aurait reconnu les faits au cours de l’enquête préliminaire. Au titre de la réparation du préjudice, il a demandé au tribunal de condamner Fatoumata Binta Diallo au paiement de 300 millions de francs guinéens, correspondant selon lui à la valeur des biens dérobés. Il a également sollicité 200 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts pour ses clients.
De son côté, le procureur près le TPI de Dixinn a estimé que les faits de vol aggravé reprochés à la prévenue étaient suffisamment établis. Pour la répression, il a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an assorti de sursis.
Détenue à la Maison centrale de Conakry depuis le 9 octobre 2025, Fatoumata Binta Diallo a de nouveau plaidé non coupable lorsque le tribunal lui a donné la parole pour ses derniers mots. À l’issue des débats, le juge a renvoyé l’affaire au 1er juillet prochain pour le prononcé du délibéré.
AOB














