La Cour suprême a été saisie de plusieurs contestations après la publication des résultats provisoires par la Direction générale des élections (DGE. L’institution judiciaire s’est prononcé sur une série de recours qui étaient susceptibles d’influencer la configuration finale de la future Assemblée nationale.
Selon les informations communiquées par la haute juridiction, le greffe a procédé, le 13 juin dernier, à la transmission officielle de l’ensemble des recours enregistrés à la DGE ainsi qu’aux différentes parties concernées. Au total, 28 recours et mémoires ont été déposés dans le cadre du contentieux électoral, conformément aux dispositions du Code électoral.
Les requêtes émanent de plusieurs acteurs du scrutin, notamment des partis politiques, des coalitions, des mouvements politiques et des candidats indépendants. Les contestataires dénoncaient diverses irrégularités présumées et sollicitaient, selon les cas, un recomptage des voix, une rectification des résultats provisoires, une vérification des procès-verbaux ou encore l’annulation partielle ou totale du vote dans certaines circonscriptions.
Parmi les formations ayant saisi la Cour figurent notamment le RPR, l’UNG, le Frondeg, le GMD, le Bloc Libéral, le PGD et l’UPR, ainsi que plusieurs candidats engagés dans différentes localités du pays et de la diaspora.
Les recours évoquaient des soupçons de bourrage d’urnes, des anomalies dans les procès-verbaux, des irrégularités lors des opérations de dépouillement et de centralisation des résultats, ainsi que des entraves présumées au travail des représentants de partis dans certains bureaux de vote.
De son côté, la Direction générale des élections défendait la régularité du scrutin. Dans son mémoire transmis à la Cour suprême, elle a demandé le rejet des différentes contestations et la confirmation des résultats provisoires annoncés le 4 juin. L’institution électorale a indiqué toutefois qu’elle ne s’opposait pas à la correction d’éventuelles erreurs matérielles qui pourraient être relevées au cours de l’examen des dossiers.
Amadou Diallo














