La Cour de justice de la CEDEAO a rendu, ce jeudi 25 juin 2026, son arrêt dans l’affaire opposant Mamadou Aliou Bah à la République de Guinée. Selon les informations communiquées par un membre de la cellule de communication du parti Model, la juridiction sous-régionale a conclu à plusieurs violations des droits fondamentaux de l’opposant guinéen et a ordonné sa libération immédiate.
D’après le compte rendu de l’audience, la Cour s’est d’abord déclarée compétente pour examiner la requête introduite par les avocats de Mamadou Aliou Bah. Elle a ensuite estimé que l’État guinéen avait porté atteinte à son droit à la liberté d’expression ainsi qu’à sa liberté de circulation.
Au regard de ces constats, la Cour de justice de la CEDEAO a ordonné à la République de Guinée de procéder à la libération immédiate du président du parti Model. Elle a également condamné l’État guinéen à lui verser la somme symbolique d’un franc CFA à titre de réparation.
Cette décision intervient plusieurs mois après l’incarcération de Mamadou Aliou Bah en décembre 2024. Depuis son arrestation, ses avocats dénoncent de nombreuses irrégularités dans la procédure judiciaire ainsi que des violations répétées des droits de la défense. C’est dans ce contexte qu’ils avaient saisi la Cour de justice de la CEDEAO afin d’obtenir la reconnaissance de ces violations et la remise en liberté de leur client.
Pour les soutiens de l’opposant, cette décision constitue une victoire judiciaire majeure et un rappel de l’importance du respect des libertés fondamentales et des engagements internationaux de la Guinée. Toutefois, selon la même source, le contenu de l’arrêt demeure pour l’instant confidentiel jusqu’à sa notification officielle aux parties concernées.
L’attention est désormais tournée vers les autorités guinéennes, appelées à mettre en œuvre les mesures ordonnées par la juridiction communautaire. La réaction du gouvernement et les suites données à cette décision seront particulièrement suivies dans les prochains jours.
Amadou Diallo














