Les syndicats de l’éducation expriment leur inquiétude face à la lenteur des travaux des commissions chargées d’examiner les revendications des enseignants. Selon, Aboubacar Soumah, président d’honneur du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, aucune avancée significative n’a été enregistrée depuis le lancement des discussions, à deux mois de la rentrée scolaire.
« Depuis que nous avons commencé les travaux de cette commission-là, vraiment, ça n’avance pas », a déploré Aboubacar Soumah. Il estime que cette situation est préoccupante, alors que les organisations syndicales multiplient les mises en garde à l’approche de l’ouverture des classes.
Parmi les dossiers toujours en attente figurent également les revendications de l’Union des enseignants locaux de Guinée. Ces derniers réclament notamment le paiement de leurs arriérés de salaires ainsi que de leur prime d’éloignement. En l’absence de réponses satisfaisantes, ils envisagent de se faire entendre dès la prochaine rentrée scolaire.
Pour éviter une crise dans le secteur de l’éducation, Aboubacar Soumah appelle la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle à plaider auprès du gouvernement afin d’accélérer les travaux des différentes commissions.
Le responsable syndical prévient toutefois que si les revendications des enseignants continuent d’être ignorées, les syndicats pourraient recourir à leur « dernière arme », à savoir la grève, tout en précisant qu’ils souhaitent éviter cette issue.
Dans le but de consolider le dialogue social, la fédération syndicale propose la mise en place d’un cadre permanent de concertation avec la nouvelle ministre. Elle recommande l’organisation de rencontres à la fin de chaque trimestre afin d’assurer un suivi régulier des engagements pris par les différentes parties.
Aboubacar Sidiki Camara














