Les premiers volontaires, pour la plupart médecins, infirmiers et agents de désinfection en première ligne, ont reçu ce samedi 19 septembre 2026 le vaccin Ervebo à Bunia, dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie d’Ebola qui frappe la RD Congo, dans le cadre d’un essai clinique devant mobiliser 20 000 personnes sur neuf à douze mois.
Déjà efficace contre la souche Zaïre du virus, ce vaccin doit désormais permettre de déterminer s’il offre également une protection contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle et contre laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement ni vaccin spécifique ; selon le Pr Steve Ahuka, responsable de la riposte sanitaire congolaise, le niveau de protection croisée reste inconnu, même si la Dr Nana Mimbu, de Médecins sans frontières, estime qu’un certain degré de protection pourrait être observé.
Déclarée officiellement mi-mai dans la province de l’Ituri, cette 17e épidémie du pays est devenue la plus meurtrière de son histoire, avec 3 639 décès et 7 541 cas recensés selon le dernier bilan de l’Institut national de santé publique congolais, soit un taux de létalité de 48,3 %, dans un contexte où la riposte reste compliquée par le manque de moyens, la présence de groupes armés et la défiance d’une partie des populations locales.
Si le nombre de cas connaît désormais un palier, selon le patron de l’Africa CDC, Jean Kaseya, celui-ci a tenu à souligner que l’épidémie n’est pas pour autant sous contrôle ; sur le terrain, quelque 70 000 doses d’Ervebo ont été allouées au pays en août, avec déjà plus de 3 000 personnes vaccinées dans la province de la Tshopo et plus de 700 dans le Bas-Uélé dans le cadre de cet essai clinique.













