La Cour pénale internationale (CPI) a déclaré, ce mercredi 23 septembre 2026, l’ancien responsable de la Séléka, Mahamat Saïd Abdel Kani, coupable de crimes contre l’humanité pour des actes commis en 2013 à Bangui. Reconnu coupable de quatre des sept chefs d’accusation, notamment d’emprisonnement, de torture, de persécution et d’actes inhumains perpétrés au sein de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) qu’il dirigeait alors, l’accusé de 56 ans a toutefois été acquitté des accusations de crimes de guerre et de traitements cruels.
La présidente de la chambre, la juge Miatta Maria Samba, a détaillé l’horreur des conditions de détention dans les cellules souterraines de l’OCRB, évoquant les tortures systématiques et les traumatismes durables subis par les victimes, principalement de présumés partisans de l’ex-président François Bozizé.
Ce verdict revêt une portée symbolique et judiciaire majeure : il s’agit du tout premier haut responsable de la coalition rebelle de la Séléka à être condamné par la CPI, alors que les précédentes procédures centrafricaines devant la juridiction internationale visaient uniquement des chefs des milices rivales anti-balaka.
Mahamat Saïd Abdel Kani, dont la peine définitive sera prononcée lors d’une audience ultérieure, marque ainsi un tournant dans la quête de justice pour les exactions de la guerre civile en République centrafricaine.













