La préfecture de Dabola fait face à un déficit d’infrastructures de base adéquates. C’est le constat dressé ce jeudi 24 septembre 2026, par Nimatoulaye Barry, présidente communale des femmes de Dabola, qui évoque plusieurs difficultés auxquelles les populations sont confrontées.
Parmi les principales préoccupations soulevées figurent l’accès aux soins de santé. Selon la présidente communale des femmes, les femmes enceintes rencontrent d’importantes difficultés, notamment dans les sous-préfectures où elles sont souvent transportées vers la préfecture pour leur prise en charge. L’état des routes contribuerait également à aggraver la situation, avec, selon elle, des cas de décès enregistrés lors des évacuations.

« Les femmes de Dabola souffrent énormément. Il n’y a pas d’hôpitaux de qualité. Dans les sous-préfectures, les femmes en grossesse, en travail, sont transportées pour la plupart des fois ici dans la préfecture. Certaines, à cause de l’état de la route, perdent la vie », a déclaré Nimatoulaye Barry, qui appelle l’État à agir face à cette situation.
L’accès à l’eau potable constitue également une préoccupation majeure. La présidente communale des femmes déplore la qualité de l’eau disponible dans la localité, qu’elle estime impropre à la consommation et susceptible de favoriser certaines maladies. Elle demande ainsi l’intervention de l’État afin de permettre à la Société des eaux de Guinée (SEG) d’assurer l’approvisionnement en eau potable.
Ces préoccupations sont partagées par d’autres femmes de la localité.
Par ailleurs, la question de l’emploi des jeunes figure également parmi les difficultés évoquées à Dabola. Face à cette situation, les citoyens fondent leur espoir sur la reprise de l’usine d’huilerie de la préfecture, qui pourrait, selon eux, contribuer à offrir des emplois aux jeunes confrontés au chômage.
Aboubacar Sidiki Camara













