Deux ans après le jugement rendu en première instance sur le massacre du 28 septembre 2009, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et les associations de victimes accentuent la pression sur les autorités guinéennes pour clore l’édifice judiciaire. Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à Conakry, le président de la FIDH, Me Alexis Deswaef, a formellement interpellé le Premier ministre et le Procureur général pour l’obtention sans délai d’une date d’audience devant la Cour d’appel.
Il est revenu sur l’octroi d’une grâce présidentielle au principal condamné Moussa Dadis Camara avant l’épuisement des recours et la fin des procédures complémentaires. L’avocat estime aussi qu’aucun obstacle technique ou juridique ne justifie désormais le report du second degré de juridiction.
Au-delà de l’enjeu crucial de la reconnaissance des droits des victimes et du versement effectif des réparations, cette étape d’appel constitue un test décisif pour la crédibilité des institutions judiciaires nationales face à la communauté internationale, selon la FIDH.
Me Alexis Deswaef a rappelé que l’action de la Cour pénale internationale (CPI) repose sur le principe de complémentarité : si la Guinée démontre sa capacité à juger souverainement et jusqu’au bout les crimes contre l’humanité perpétrés au Stade du 28-Septembre, la justice locale garde la main ; dans le cas contraire, la CPI pourrait reprendre le dossier.













