Le nord du Nigeria a été frappé par une nouvelle vague d’enlèvements de masse au cours du week-end du 26 et 27 septembre 2026, avec plus de 80 personnes disparues lors de deux attaques distinctes menées par des groupes criminels surnommés « bandits » dans les États de Niger et de Zamfara. Samedi, une cinquantaine d’hommes armés à moto ont fait irruption dans la communauté rurale de Rimi, dans l’État de Niger, alors que des agriculteurs récoltaient des arachides.
Ils ont enlevé plusieurs dizaines de personnes, majoritairement des femmes, conduites de force vers la forêt voisine de Ma’undu, selon des rapports sécuritaires consultés par l’AFP. Le lendemain, une autre attaque a visé des femmes et des enfants à Maigama Maraike et dans plusieurs villages voisins de l’État de Zamfara, où un habitant affirme que « la moitié des habitants de Maigama Mairake est aux mains des bandits », un raid présenté comme des représailles après la mort de plusieurs membres de ces groupes armés tués par des milices locales.
Ces groupes criminels, parfois alliés à des mouvements jihadistes, multiplient régulièrement ce type d’enlèvements de masse contre rançon dans des villages isolés du nord du pays, malgré les opérations de sécurité déployées par les autorités nigérianes. Selon le cabinet de conseil SBM Intelligence, près de 7,78 milliards de nairas, soit environ 5,1 millions d’euros, auraient été versés pour la libération d’otages entre juillet 2025 et juin 2026.













