L’Ambassade de Chine en Guinée a procédé, ce mercredi 30 septembre 2026, à la clôture de l’atelier consacré aux technologies de production et de transformation des denrées alimentaires tropicales et des arbres fruitiers.
Pendant trente jours, trente cadres issus notamment des ministères de l’Agriculture, de l’Élevage, du Plan et de la Coopération internationale ont été formés à différentes techniques, notamment la culture et l’entretien des cultures tropicales, la sélection variétale, la lutte contre les maladies et les ravageurs, la mécanisation agricole, la conservation, l’entreposage et le transport des produits après récolte, ainsi que leur transformation et la valorisation des sous-produits.
L’objectif était d’améliorer la productivité, de réduire les pertes post-récolte et de renforcer la transformation locale des produits agricoles. La cérémonie de clôture, présidée par le ministre de l’Agriculture, Félix Lamah, a connu la présence de l’ambassadeur de Chine en Guinée, Sun Yong, des experts chinois ainsi que des participants à la formation.

Lors de son intervention, le professeur Ou Wenjun, expert en céréales à l’Académie des sciences agricoles tropicales de Chine (CATAS), a martelé qu’à travers des cours théoriques, des présentations, des projections vidéo, des travaux de groupe et des exercices pratiques, les participants ont, durant l’atelier, travaillé sur plusieurs cultures telles que l’ananas, la banane, le manioc, la patate douce, l’amande et l’olive, entre Kindia et Conakry.
À cette occasion, les stagiaires ont participé à des opérations culturales dans des plantations de bananes, d’ananas et d’amandes. Selon le professeur Ou Wenjun, cinq experts et une interprète, soit au total six personnes déléguées par la CATAS, ont assuré le déroulement de cette formation en Guinée.
Il a toutefois indiqué que l’agriculture guinéenne reste confrontée à plusieurs défis, notamment l’insuffisance des infrastructures de production, les moyens limités de lutte contre les maladies et les ravageurs, les pertes post-récolte, le déficit d’équipements de transformation agroalimentaire ainsi que la dégradation des variétés culturales.
Selon lui, tout au long de l’atelier, les contenus ont été adaptés aux réalités du développement industriel local. Poursuivant son intervention, l’expert chinois a tenu à féliciter chacun des participants et à remercier l’Ambassade de Chine en Guinée, le ministère guinéen de l’Agriculture et de l’Élevage, la Direction de la coopération internationale, ainsi que tous les amis et partenaires qui ont soutenu cette formation.

Au nom des participants, Fanta Kaba a salué la qualité de la formation et l’expérience acquise auprès des experts chinois. Elle affirme que les bénéficiaires ont eu le privilège de bénéficier de l’expérience et du savoir-faire des experts chinois dans plusieurs domaines, notamment la production et la mécanisation agricoles, la sélection variétale, la conservation post-récolte, la transformation et la valorisation des produits agricoles tropicaux.

Parmi les produits étudiés figurent notamment l’ananas, la banane, le manioc, la noix de coco, la noix d’acajou, la patate douce, le riz et le maïs. Dans le même sillage, Sékou Conté a estimé : « Cette expérience constitue une source d’inspiration importante pour le développement de notre agriculture. Notre souhait est de poursuivre les expérimentations dans nos conditions afin d’identifier les technologies, les équipements et les variétés qui répondent au mieux aux besoins de nos producteurs », a-t-il fait savoir.
Il a également évoqué le rôle primordial de l’Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), de l’Agence nationale de la promotion du conseil agricole et de la formation entrepreneuriale (ANPROCAFE), de la Direction nationale de l’agriculture (DNA), de la Direction nationale du génie rural (DNGR) et du Service national du conditionnement des produits agricoles (SNCPA) dans le développement agricole en Guinée.

Prenant la parole, l’ambassadeur de Chine en Guinée, Sun Yong, a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner la modernisation de l’agriculture guinéenne. Selon lui, la Guinée dispose d’importants atouts naturels pour le développement de son agriculture:
« La Guinée est un champ d’espoir. Selon mes études, j’ai constaté que la Guinée dispose de deux millions d’hectares de terres convenables pour la plantation du riz. Si on peut les exploiter, on peut bien répondre aux besoins d’autosuffisance de la Guinée, voire exporter le riz vers les pays voisins », a-t-il assuré.
L’ambassadeur Sun Yong a également évoqué la coopération sino-guinéenne dans le domaine de la production de riz hybride: « Il faut transformer les connaissances en pratiques, les technologies en forces productives et les acquis de cette formation ponctuelle en une dynamique durable de coopération », a-t-il déclaré, avant d’inviter les participants à visiter la Chine.

Pour le ministre de l’Agriculture, Félix Lamah, cette formation intervient à point nommé: « Cette formation vient à point nommé parce que, dans la vision du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, il a placé l’agriculture, l’agro-industrie et le commerce au premier pilier de sa vision de développement socio-économique de la République de Guinée », a-t-il souligné.
Il estime donc qu’organiser une telle formation en République de Guinée ne peut que renforcer la dynamique de développement du secteur de l’agriculture dans son ensemble. À l’issue de la formation, le ministre a invité les participants à transmettre, dès la semaine prochaine, un rapport au département et à son cabinet, accompagné d’un plan d’action destiné à mettre en œuvre les connaissances acquises. Il a également exhorté les différentes directions nationales et la coordination de son cabinet à procéder à une restitution de la formation à travers tout le territoire national.

Au terme de la cérémonie, les participants ont reçu des certificats de participation.
Marliatou Sall













