Mais plus de six décennies après sa mise en service, le barrage fait face à d’importantes difficultés qui affectent son fonctionnement et ses capacités de production.
Sur le site, les signes de vieillissement de l’infrastructure sont particulièrement visibles. La vétusté des installations constitue l’une des principales préoccupations des responsables chargés de la gestion du barrage. Les équipements, vieillissants, ne permettent plus de répondre dans les mêmes conditions aux besoins en électricité des populations desservies.
À cette situation s’ajoute l’envasement du réservoir. L’accumulation progressive des sédiments, liée notamment à l’absence de dragage, réduit la capacité de stockage de l’eau et constitue un obstacle au bon fonctionnement de l’ouvrage. Selon les gestionnaires, cette situation a également des répercussions sur la capacité de production d’électricité.

Conséquence : plusieurs villages situés dans la zone du barrage sont aujourd’hui confrontés à des difficultés d’accès à l’électricité, malgré la présence de cette infrastructure qui avait vocation à contribuer à leur alimentation énergétique.
Les problèmes ne concernent toutefois pas uniquement le barrage. La route qui mène au site se trouve elle aussi dans un état de dégradation avancé. Son mauvais état rend l’accès difficile et complique les déplacements des équipes techniques, ainsi que les opérations d’entretien et de maintenance de l’ouvrage.
C’est dans ce contexte qu’une délégation de députés de la préfecture de Pita s’est récemment rendue à Kinkon pour s’enquérir de l’état du barrage et des difficultés auxquelles sont confrontés ses gestionnaires.
Au cours de cette visite, les responsables de l’infrastructure ont présenté les principales contraintes auxquelles ils font face. Ils ont notamment insisté sur le vieillissement des équipements, l’envasement du réservoir et les difficultés d’accès au site.

Malgré ces contraintes, le barrage de Kinkon demeure une infrastructure importante dans l’histoire énergétique du Fouta Djallon. Sa construction, réalisée avec l’appui de la Chine en 1963, avait marqué une étape importante dans le développement de l’accès à l’électricité dans plusieurs localités de la région.
Aujourd’hui, la question de son avenir se pose avec acuité. Pour les acteurs locaux, la réhabilitation des installations, le traitement de l’envasement du réservoir et l’amélioration de la route d’accès apparaissent comme des priorités pour permettre à l’ouvrage de retrouver une meilleure capacité de fonctionnement.
Alors que l’accès à l’électricité reste un enjeu majeur pour le développement des populations, la préservation et la modernisation de Kinkon apparaissent comme des défis importants. Après plus de soixante ans d’existence, cet ouvrage historique pourrait ainsi nécessiter de nouveaux investissements pour continuer à jouer pleinement son rôle dans l’approvisionnement en électricité du Fouta Djallon.
AOB












