La République démocratique du Congo fait face à la dix-septième épidémie d’Ebola de son histoire, devenue la plus meurtrière jamais recensée dans le pays : selon le bilan établi le 2 octobre par les autorités congolaises, 8 300 cas ont été recensés depuis le début de la flambée, dont 4 018 décès et 2 162 guérisons, soit un taux de létalité de 48,4 %.
L’épidémie s’étend désormais de l’Ituri à sept provinces du nord et de l’est du pays. La riposte, déjà entravée par le manque de moyens et la défiance d’une partie des populations, se heurte également à la violence : plus de 5 000 personnes ont été déplacées par des affrontements armés en Ituri, un centre de transit pour malades y a été incendié, et un prestataire chargé de la détection des cas a été tué dans le Nord-Kivu.
Cette crise a désormais franchi une frontière : le Kenya a annoncé ce mardi 6 octobre son tout premier cas et premier décès liés à Ebola, celui d’un ressortissant kényan vivant en RDC, mort lundi soir dans un hôpital de Nairobi. Selon le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, cet homme, tombé malade il y a environ un mois et soigné en RDC, s’était rendu par la route jusqu’à Kampala, en Ouganda, avant de prendre un vol pour Nairobi le 3 octobre.
Testé positif au virus à son arrivée, il est décédé le lendemain soir vers 23h30, une première infection qui illustre les risques de propagation régionale de cette épidémie, déjà marquée par plusieurs cas transfrontaliers signalés dans le Nord-Kivu sous contrôle du groupe armé M23.













