La Guinée pourrait enregistrer une croissance économique remarquable dans les prochaines années, avec un taux attendu de 8,8 % en 2026, puis de 11,6 % en 2027, avant de s’établir à 10,7 % en 2028. Selon les projections de la Banque mondiale, cette dynamique sera largement soutenue par l’augmentation de la production de minerai de fer du projet Simandou.
En 2025, l’économie guinéenne avait déjà affiché une croissance de 7,4 %, favorisée par les performances du secteur minier, des services et de l’agriculture. Malgré ces indicateurs encourageants, l’institution souligne que l’accélération de l’activité économique ne garantit pas, à elle seule, une hausse généralisée des revenus ni la création d’emplois suffisants.
Pour tirer pleinement profit de cette expansion, la Banque mondiale préconise une meilleure redistribution des retombées de l’exploitation minière vers les autres secteurs productifs. Elle recommande notamment de faciliter l’accès des PME au financement, de renforcer la formation professionnelle et de développer les relations commerciales entre les compagnies minières et les entreprises locales.
L’agriculture, qui représente environ 31 % du PIB et mobilise plus de 60 % des travailleurs, constitue également un levier essentiel, à travers des investissements dans la conservation des récoltes, le transport et la transformation agro-industrielle. Toutefois, des défis budgétaires persistent : malgré des recettes publiques équivalant à 18,2 % du PIB en 2025, le déficit s’est élevé à 8,9 %.
L’enjeu sera donc de convertir les revenus générés par Simandou et les infrastructures associées en opportunités durables pour les entreprises, les travailleurs et les populations.













