La célébration en différé de l’indépendance de la République de Guinée, le 4 octobre 2026 à Yaoundé Capitale Politique du Cameroun, a été assombrie par une vive polémique au sein de la communauté guinéenne du Cameroun.
Venus de plusieurs localités, notamment de Douala capitale économique, située à plusieurs centaines de kilomètres de Yaoundé, de nombreux ressortissants guinéens ont effectué le déplacement pour prendre part à cette fête commémorative. Chants, danses et discours ont rythmé cette rencontre placée sous le signe de la fraternité et du rassemblement.
Mais derrière cette ambiance festive, une controverse a éclaté. Dans un enregistrement audio de plusieurs minutes, attribué à l’imam Boubacar Diallo de la Mosquée Al Houda, des propos accompagnés de prières de malédiction contre les participants ont suscité l’indignation. L’auteur de l’audio serait allé jusqu’à souhaiter la mort de centaines de personnes présentes à cette cérémonie.
Choqués par ces déclarations, les ressortissants guinéens en colère ont rencontré le consul honoraire afin d’exiger la suspension et la sanction de l’intéressé. Face à leurs revendications, ce responsable a expliqué ne pas disposer des prérogatives nécessaires pour prendre une telle décision, estimant que cette question relevait des autorités religieuses compétentes de la Mosquée.
Malgré cet appel à l’apaisement, la communauté Guinéenne entière plus particulierement la Jeunesse reste mobilisée et attend une réaction ferme des autorités concernées.
Cette affaire soulève des interrogations sur la responsabilité des leaders religieux et les limites à ne pas franchir dans les discours publics. Les autorités compétentes réagiront-elles face à cette situation ?
Amadou Diallo













