Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) a défini, à travers un arrêté, les critères de classement des communes guinéennes en trois catégories : A, B et C. Cette répartition s’appuie sur une grille d’évaluation de 100 points prenant en compte plusieurs paramètres, notamment la population résidente, l’étendue du territoire, le niveau d’urbanisation, l’accessibilité géographique, les recettes propres et les infrastructures disponibles.
Les communes de type A sont notamment celles qui comptent au moins 60 000 habitants, abritent un chef-lieu de région ou de préfecture, ou jouent un rôle important sur les plans administratif et économique. Le type B concerne les communes de 20 000 à 59 999 habitants disposant d’équipements intermédiaires, tandis que le type C regroupe celles de moins de 20 000 habitants ainsi que les collectivités confrontées à des contraintes territoriales ou à des capacités financières et administratives limitées.
Selon le texte, les communes obtenant entre 70 et 100 points relèvent du type A, celles totalisant de 40 à 69 points sont classées en type B, et celles ayant moins de 40 points appartiennent au type C. Cette classification doit servir de référence pour l’organisation des services communaux, la détermination des effectifs, l’allocation des moyens financiers et l’appui technique de l’État.
Les communes de type B pourront bénéficier d’un accompagnement destiné à améliorer leurs performances, tandis que celles de type C pourront recevoir des mesures spécifiques de péréquation et d’assistance technique. Le classement sera révisé tous les cinq ans ou en cas de changement important lié à la population, aux limites territoriales ou aux indicateurs économiques et financiers.