Le procès de Soriba Soumah, directeur général du Centre national de formation sociale appliquée de Jean Paul II, s’est ouvert ce lundi 4 mai 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Il est poursuivi pour détournement présumé de deniers publics, corruption, faux et usage de faux, enrichissement illicite et complicité. À la barre, le prévenu a catégoriquement rejeté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Nommé en janvier 2022, Soriba Soumah affirme avoir trouvé un centre en état d’abandon, ce qui l’aurait conduit à engager des travaux de rénovation, incluant notamment l’équipement de blocs opératoires et l’amélioration des infrastructures. Concernant les fonds incriminés, il reconnaît avoir utilisé une partie des ressources disponibles pour financer des contrats d’équipement et assurer le fonctionnement de l’établissement, notamment le paiement des salaires et des primes du personnel. Il évoque également un contrat hérité de 2020, relancé avec l’ancienne ministre de tutelle, avant d’être suspendu en novembre 2025 pour manque de transparence dans la gestion d’un marché.
Le prévenu a, par ailleurs, mis en cause son comptable, qu’il accuse d’avoir falsifié sa signature et effectué des retraits frauduleux en septembre 2025, pour un montant de plus d’un milliard de francs guinéens, avant de quitter le pays. Il reconnaît toutefois ne pas avoir porté plainte contre ce dernier malgré les irrégularités relevées. Interrogé sur son patrimoine, Soriba Soumah a déclaré posséder un véhicule, un terrain au nom de son épouse ainsi que deux comptes bancaires, précisant ne disposer d’aucune autre source de revenus.
Aboubacar Sidiki Camara
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