La République Démocratique du Congo fait face à une détérioration alarmante de la situation sanitaire causée par la souche rare du virus Ebola Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement n’est actuellement disponible. Selon le dernier bilan en date du 26 septembre 2026 par le ministère de la Santé, le pays comptabilise 8 067 cas confirmés et 3 901 décès répartis sur 63 zones sanitaires dans sept provinces, avec un taux de létalité supérieur à 48 %.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme sur la gravité des contraintes sur le terrain, où la détection tardive des malades et le taux élevé de mortalité communautaire témoignent des défaillances de la prise en charge précoce dans un contexte de propagation géographique constante.
La riposte médicale est gravement freinée par un déficit de personnel de santé, accentué par des grèves répétées liées au non-paiement des primes et par un lourd tribut humain. Le CDC Afrique recense déjà 50 décès parmi les professionnels du secteur.
L’insécurité chronique, les déplacements massifs de populations et l’instabilité opérationnelle détériorent davantage la gestion de cette crise, dont le rythme de transmission dépasse désormais celui de la grande épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016 au même stade temporel.













