Le Collectif de défense du Général de brigade Bienvenue Lamah a publié, ce mercredi 30 septembre 2026, un communiqué dans lequel il exprime sa « vive indignation » après la conférence de presse tenue la veille par Me Thierry Breton, au nom de la FIDH et des parties civiles, au cours de laquelle celui-ci avait contesté l’acquittement du Général Lamah et critiqué son élévation en grade par le président de la République.
Selon le Collectif composé des avocats Zézé Kalivogui, Pépé Antoine Lama, Murielle Houesse Houindo et Paul Lazard Gbilimou, continuer à désigner leur client comme « principal accusé » sans rappeler la décision d’acquittement dont il a bénéficié entretient une confusion préjudiciable et le maintient dans une forme de « condamnation médiatique », alors que « la culpabilité ne se décrète pas lors d’une conférence de presse » et que toute contestation d’une décision de justice doit emprunter les voies de recours prévues par la loi. Les avocats rappellent par ailleurs le parcours de leur client, ancien Commandant de la Gendarmerie régionale de Conakry, et saluent son élévation au grade de Général de brigade.
Le Collectif reproche par ailleurs à la FIDH un manque de cohérence dans ses prises de position, s’interrogeant notamment sur son silence concernant les conditions de versement des indemnisations aux victimes du premier volet du procès du 28-Septembre, alors que la décision concernée ne serait pas définitive, ainsi que sur son rôle dans la procédure ayant conduit à une ordonnance de non-informer visant le ministre de la Défense en fonction à l’époque des faits.
Il demande à l’organisation de préciser publiquement sa position sur ces deux dossiers, tout en réaffirmant le respect dû à l’indépendance de la justice guinéenne et aux droits de la défense. Les avocats appellent enfin Me Thierry Breton et toute personne participant à cette campagne à cesser les propos jugés attentatoires à l’honneur du Général Lamah, et se réservent le droit d’engager des actions devant les juridictions compétentes et de saisir les instances disciplinaires sur la base des propos tenus.













