À la veille de la Journée mondiale des enseignants, célébrée chaque 5 octobre, les organisations syndicales de l’éducation ont livré, ce dimanche 4 octobre 2026, leur message à l’occasion de cette journée consacrée à la reconnaissance du dévouement, de la passion et de l’engagement des enseignants à travers le monde.
Face à la presse, le secrétaire général du SNE, Michel Pépé Balamou, entouré de plusieurs responsables syndicaux, a présenté les principales préoccupations du secteur éducatif guinéen, tout en saluant certains engagements du gouvernement. Le syndicat appelle notamment à une meilleure valorisation de la profession enseignante et au respect des accords conclus avec les organisations syndicales de l’éducation.
Allureinfo.net vous propose l’intégralité de la déclaration:
« Nous célébrons le mois de l’enseignante et de l’enseignant dans un contexte caractérisé par des revendications syndicales et des dysfonctionnements structurels du système éducatif guinéen, la pénurie d’enseignants, la pauvreté des apprentissages, la marchandisation, la commercialisation ou la privatisation à outrance de l’éducation, l’effondrement de l’école publique, les déserts d’infrastructures scolaires, la dévalorisation de la profession enseignante, la sédentarisation des cadres à leur poste, les effectifs pléthoriques et le taux d’encadrement par enseignant très élevé, les charges de travail excessives, les salaires insuffisants face à la cherté de la vie, la lourdeur des tâches administratives, les atteintes à la liberté académique et à l’autonomie professionnelle, ainsi que le déficit criant de matériel et d’équipements scolaires. Le faible rendement scolaire en est une preuve, de même que l’absence totale d’un plan de carrière.
Militantes et militants d’honneur, professionnels de la craie, la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants 2026 est l’occasion d’appeler le gouvernement à mettre pleinement en œuvre les principes de la Recommandation de 1966 et à faire de l’enseignement une profession respectée, valorisée, attractive et durable.
Enseignantes et enseignants, encadreurs pédagogiques, personnels administratifs et responsables des structures administratives, restons mobilisés dans la lutte pour la restauration de l’honneur et de la dignité des enseignantes et enseignants de Guinée.
Cela passe par le respect scrupuleux de tous les points inscrits dans le protocole d’accord bipartite entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation FSPE-SLEG-SNE, en date du samedi 3 janvier 2026, conditions nécessaires pour une année scolaire 2026-2027 réussie et apaisée sont notamment le déblocage de tous les salaires, le paiement des arriérés de salaires et le rétablissement de toutes les primes sur les bulletins des enseignantes et enseignants concernés.
Le reclassement des enseignantes et enseignants admis au concours professionnel et de ceux engagés en 2017 ; l’engagement à la fonction publique des enseignants contractuels communaux non retenus à l’issue de l’évaluation du concours de pratique de classe, ayant obtenu la moyenne et prioritaires à l’engagement ; l’organisation d’un concours pratique de classe pour les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry ; du paiement des primes de fonction des cadres du secteur de l’éducation et de la formation ; ainsi que de la révision et de l’application du statut particulier des personnels de l’éducation et de la formation.
Il faut également, avec une honnêteté intellectuelle, féliciter et remercier le gouvernement pour le respect de ses engagements en ce qui concerne les points à incidence financière, notamment la revalorisation des primes de craie, de documentation et de préparation, la revalorisation des indemnités de logement et de transport.
En fait, nous invitons le gouvernement à sauver l’école publique par le financement accru de l’enseignement public, l’augmentation substantielle du budget accordé au secteur de l’éducation et de la formation, la professionnalisation de l’éducation, la revalorisation de la profession enseignante et un investissement accru dans l’enseignante et l’enseignant, à l’effet de retenir et d’attirer les meilleurs profils vers l’enseignement.
Ensemble, faisons de la Journée des enseignantes et des enseignants 2026 un moment pour les célébrer. Aujourd’hui, 60 ans de progrès, défendre la justice des genres et exiger les investissements et les politiques nécessaires pour renforcer la profession, au bénéfice des générations à venir.
Rendez-vous le 31 octobre 2026 à Kankan pour la célébration en différé de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants…..»
Décryptage: Amadou Diallo













