À Sangareah, une sous-préfecture située à environ 150 kilomètres de la commune urbaine de Pita, les populations restent confrontées à d’importantes difficultés de mobilité. Pour rejoindre cette localité, les usagers doivent encore emprunter un vieux bac qui permet de traverser le fleuve reliant la sous-préfecture de Leymiro à Sangareah.
Dépourvu de moteur, ce bac, présenté comme datant de l’époque coloniale, est manœuvré à l’aide d’une simple corde fixée d’une rive à l’autre. Un dispositif précaire qui suscite l’inquiétude des populations et des usagers, régulièrement exposés aux risques liés à cette traversée.
Pour certains voyageurs en provenance de Leymiro, de Sangareah ou encore de Télimélé, l’état du bac constitue un véritable obstacle. Certains préfèrent même contourner la zone afin d’éviter la traversée, au risque d’allonger considérablement leur trajet.

Au-delà des risques liés au transport, cette situation contribue à l’enclavement de la sous-préfecture. Le maire de Sangareah déplore notamment le manque d’infrastructures routières adaptées en plus des difficultés auxquelles sont confrontées les populations pour accéder à leur localité.
Pourtant, cette route constitue un axe important reliant la préfecture de Pita à plusieurs autres préfectures, notamment Télimélé et Kindia, avant de rejoindre Conakry. Elle joue également un rôle important dans l’évacuation des produits agricoles.
Sangareah est en effet considérée comme l’une des principales zones de production agricole de la préfecture de Pita. L’enclavement de la localité complique ainsi non seulement les déplacements des populations, mais également l’acheminement des produits vers les marchés.
Face à cette situation, les populations et les usagers lancent un appel aux autorités compétentes pour la construction d’un pont sur le fleuve. Selon eux, la réalisation de cet ouvrage permettrait de sécuriser la traversée, de faciliter la mobilité des citoyens et de contribuer au désenclavement de plusieurs zones à forte production agricole.
Pour les habitants de Sangareah, la construction de ce pont représente donc une nécessité pour améliorer les conditions de déplacement et favoriser le développement économique de cette partie de la préfecture de Pita.
AOB













