Les travaux d’ouverture de la session ordinaire de la 10ème législature guinéenne se poursuivent ce mardi au palais du Peuple. Dans son discours, le président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, a d’emblée situé l’enjeu de cette rentrée, qu’il a voulue « moins un moment de célébration qu’un moment de responsabilité devant l’histoire », rappelant que l’Assemblée change désormais d’échelle avec 147 députés répartis en treize commissions permanentes, appelés à produire des résultats plutôt que des promesses.
Le président du parlement a défini le mandat parlementaire comme « une charge, au sens le plus noble et le plus exigeant du terme » et a énuméré quatre devoirs attendus des élus, à savoir : assiduité, travail, responsabilité et exemplarité.
Dr Dansa Kourouma a ensuite détaillé cinq priorités pour la législature : l’achèvement du cadre juridique des institutions, à travers l’adoption des lois organiques nécessaires pour donner pleinement vie à la Constitution ; l’amélioration de la qualité et de l’effectivité de la production législative, avec des textes « clairs, applicables et appliqués », appuyés sur une expertise renforcée des commissions et des analyses d’impact systématiques ; l’instauration d’une véritable représentation de proximité, les vacances parlementaires étant désormais consacrées au retour des députés dans leurs circonscriptions, qu’il a qualifié de « temps de mandat » et non de repos.
Y figurent aussi, le renforcement du contrôle de l’action gouvernementale, pensé non comme une opposition systématique mais comme un outil au service de la performance de l’État, avec l’examen du budget comme temps fort et enfin, présentée comme la « marque distinctive » de cette législature, l’évaluation parlementaire des politiques publiques, fondée sur six critères de pertinence, cohérence, efficacité, efficience, impact et durabilité.













