Le protocole d’accord signé entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation est « non négociable ». C’est la position exprimée ce jeudi 9 octobre 2026 par la secrétaire générale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Kadiatou Bah, lors d’une assemblée générale ayant réuni les enseignants contractuels.
Tout en reconnaissant certaines avancées dans les négociations, la responsable syndicale insiste sur l’application du contenu du protocole d’accord. Elle affirme notamment que les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry et les enseignants contractuels communaux ayant franchi les différentes étapes, jusqu’à la pratique de classe et à l’obtention de leurs moyennes, ne doivent pas être écartés au profit de nouveaux recrutements.

Kadiatou Bah précise que le SLECG n’est pas opposé à l’organisation d’un concours d’accès à la fonction publique. Toutefois, elle estime que cette procédure ne doit pas se faire au détriment des enseignants contractuels concernés par le protocole d’accord.
« Nous informons le gouvernement que le contenu de ce protocole d’accord est non négociable », a-t-elle déclaré, rappelant que le Premier ministre avait indiqué que le document devait faire l’objet d’une application.
La secrétaire générale du SLECG a également évoqué le statut particulier de l’éducation, qu’elle considère comme un acquis majeur pour les enseignants. Elle demande au gouvernement de signer le décret portant révision de ce statut et d’en assurer progressivement l’applicabilité, notamment pour les dispositions liées à la gestion des carrières des enseignants.
Pour Kadiatou Bah, ce statut particulier doit conserver son caractère spécifique. Elle affirme que l’intersyndicale de l’éducation entend défendre son application et s’inscrit en faux contre toute position visant à minimiser son rôle dans cette démarche.

Concernant les autres points du protocole d’accord, la responsable syndicale reconnaît que certains éléments ont déjà été pris en compte. Elle assure toutefois que le syndicat entend poursuivre les démarches pour l’application des points qui restent en suspens.
S’agissant particulièrement des deux catégories d’enseignants contractuels, Kadiatou Bah appelle au respect du point 7 du protocole d’accord, qu’elle qualifie d’« inviolable ». Elle prévient que, si ce point n’est pas appliqué, le syndicat pourrait revenir vers les enseignants pour poursuivre les actions en vue de son application, tout en évoquant les conséquences possibles sur le pacte de stabilité sociale signé par les centrales syndicales.
Aboubacar Sidiki Camara












