Des consommateurs expriment leur incompréhension face à la réduction du nombre de kilowattheures obtenus lors de la recharge de leurs compteurs prépayés auprès de la société Électricité de Guinée (EDG). À cela s’ajoutent des difficultés liées aux recharges effectuées via Orange Money, notamment les retards dans la réception des codes. Face à ces problèmes, les citoyens réclament des explications et appellent les autorités à intervenir.
À Sangoyah, dans la commune de Matoto, Mohamed Condé ne cache pas son mécontentement. Ce père de famille affirme avoir constaté une diminution de la quantité d’électricité reçue après une recharge de 100 000 francs guinéens. Alors qu’il obtenait auparavant plus de 200 kilowattheures, il dit n’en avoir reçu que 197 lors de sa dernière opération.
« Je ne comprends pas que la société Électricité de Guinée diminue le kilowattheure sans même informer les consommateurs. C’est inacceptable », déplore-t-il.
Cette incompréhension est également partagée par Mamadama Camara, commerçante et mère de famille. Pour elle, les difficultés liées aux compteurs prépayés ne se limitent pas à la quantité d’électricité obtenue. Elle dénonce également les problèmes récurrents rencontrés lors des recharges via Orange Money.
Selon son témoignage, il arrive que l’argent soit débité du compte sans que le code nécessaire à la recharge soit immédiatement reçu. Une situation qui l’oblige à multiplier les appels pour obtenir le code et pouvoir recharger son compteur.
« Notre argent est débité sur notre compte et nous n’avons pas de code pour recharger nos compteurs. Ça fait plus que mal. Mais où se plaindre pour que le problème soit réglé ? », s’interroge-t-elle.
Au-delà des difficultés techniques, les deux consommateurs regrettent le manque d’information sur la diminution du nombre de kilowattheures obtenus pour un même montant de recharge. Ils demandent à EDG de s’expliquer sur cette situation et d’apporter des réponses aux préoccupations des usagers.
Dans un contexte économique difficile, ces citoyens appellent également l’État à se pencher sur la question afin que les consommateurs puissent mieux comprendre les changements constatés et faire face à leurs dépenses d’électricité.
Aboubacar Sidiki Camara














