À la veille de l’inauguration officielle de Nimba Gold Refinery (NGR), prévue ce dimanche 1er novembre 2026 à la Cité de l’Air, dans la commune de Gbessia, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, était l’invité du journal télévisé de 20h30 de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), ce samedi 31 octobre. Il a présenté la portée stratégique de cette nouvelle infrastructure industrielle, ses capacités de production ainsi que les perspectives économiques et sociales qu’elle pourrait offrir à la Guinée:
« Demain, notre pays va vivre un moment historique. Pour la première fois, nous allons lancer, sous l’autorité de Son Excellence le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, la première raffinerie d’or, Nimba Gold Refinery, ici à Gbessia. C’est extrêmement important, cette raffinerie. Et juste à titre d’illustration, en 2024, la Guinée a exporté 72 tonnes d’or. En 2025, 70 tonnes. Mais tout était raffiné et traité à l’étranger. Cela veut dire que nous exportons l’or, mais avec cet or, nous exportons la valeur ajoutée, les emplois et toutes les opportunités qui y sont liées.
Il a également rappelé: « Cette raffinerie a une capacité de 730 tonnes d’or par an. C’est la plus grande d’Afrique et l’une des plus grandes au monde. Cette raffinerie s’inscrit par ailleurs dans la vision, dirais-je, du projet de société de Son Excellence le Président de la République, Simandou 2040, qui veut que, dorénavant, nos ressources minières profitent à notre pays. Mais pour ce faire, il faut que ces ressources soient transformées, que nos produits miniers soient transformés sur place. Cela générera davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les entreprises guinéennes, notamment en matière de contenu local, en créant plus d’emplois pour les Guinéens, plus d’opportunités d’affaires pour les entreprises à capitaux guinéens ou détenues par des Guinéens, ainsi que davantage de formations et de transferts de compétences. »
Au-delà de la transformation industrielle, le gouvernement mise également sur les retombées de cette infrastructure en matière de création d’emplois qualifiés, d’augmentation des recettes publiques et de renforcement des réserves de change. Interrogé sur les perspectives d’emploi et les bénéfices économiques attendus, Bouna Sylla a répondu : « Cette raffinerie permettra de créer des centaines d’emplois qualifiés, parce qu’il s’agit là d’une industrie. C’est la marche irréversible de notre pays vers son industrialisation. Elle permettra de créer plus de recettes pour l’État, car l’or qui sera vendu sera de l’or pur, raffiné à 99,99 %, donc avec une valeur marchande plus importante. Également, tout ceci permettra à la Guinée de faire en sorte que chaque gramme d’or raffiné puisse créer davantage d’emplois, générer plus d’économies et faciliter la création d’un écosystème autour de notre or, à l’instar de ce que font certains pays, afin que notre or puisse bénéficier davantage à l’économie nationale. Mais également, notre or permettra de favoriser et d’améliorer les réserves de change du pays. Parce qu’il faut savoir que les réserves de change du pays sont constituées de devises étrangères, mais peuvent également prendre la forme de comptes en métaux, à travers l’or que nous pouvons détenir comme contrepartie, afin de soutenir notre monnaie nationale et d’améliorer la valeur du franc guinéen. En améliorant le franc guinéen, on améliore le panier de la ménagère. Cela permet également de lutter contre l’inflation en stabilisant notre économie. La stabilité macroéconomique que notre pays connaît depuis 2021 doit continuer à se consolider d’année en année, pour le bénéfice du peuple guinéen… »
Décryptage : Amadou Diallo













