Lors de sa rencontre avec les ambassadeurs, ce jeudi 5 novembre 2026, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, a défendu la décision des autorités guinéennes de lutter contre l’exploitation illégale de l’or.
Il a rappelé que la Guinée n’est pas le seul pays confronté aux conséquences de l’orpaillage sauvage, avant d’inviter les diplomates accrédités à Conakry à relayer auprès de leurs capitales respectives la réalité de la situation sur le terrain: « Mais nous ne sommes pas les seuls pays à interdire l’orpaillage sauvage. Un chef d’État africain l’a bien décrit. Il a dit que l’orpaillage sauvage non seulement obstrue tout ce que j’ai dit ici, les cours d’eau, ferme les routes, dégrade l’environnement, pire, bouche les trous, et même les ambulances ne peuvent pas passer. Les malades qui sont dedans meurent. Un chef d’État l’a dit. Alors, qui peut nous comprendre plus que ça ?
Mesdames et Messieurs, Excellences, nous vous prions de transmettre à vos capitales le passé de la Guinée. S’il vous plaît, repassez-le à vos capitales. C’est dans notre ADN. Nous ne changerons pas. Passez-le à vos capitales. N’écoutez pas Facebook, n’écoutez pas TikTok, n’écoutez pas l’intelligence artificielle. Écoutez ce que vous voyez vous-mêmes, de vos propres yeux, en Guinée, et envoyez cela à vos capitales. »
À travers cet appel, Morissanda Kouyaté invite ainsi les représentants diplomatiques à privilégier les constats directs du terrain plutôt que les commentaires et informations diffusés sur les réseaux sociaux. Une manière pour les autorités guinéennes de défendre leurs choix en matière de lutte contre l’orpaillage illégal et de sensibiliser leurs partenaires internationaux aux conséquences de cette activité sur les populations et l’environnement.
Décryptage : Amadou Diallo














