Le drame qui avait bouleversé la sous-préfecture de Ley-Miro, dans la préfecture de Pita, continue de faire des victimes. L’un des jumeaux laissés par feue Oumou Hawa Sall, tuée par son époux en juin dernier, est décédé lundi soir des suites d’une maladie au centre de santé de Ley-Miro. L’enfant a été inhumé, dans une vive émotion au sein de sa famille et de la communauté.
Après le décès de leur mère, les deux nouveau-nés avaient été confiés à leur grand-mère maternelle, qui veille depuis sur eux. La disparition de l’un des jumeaux vient aujourd’hui replonger cette famille dans le deuil, quelques semaines seulement après le double meurtre qui avait coûté la vie à Oumou Hawa Sall et à sa nièce.
Pour rappel, la tragédie s’est produite le 20 juin dernier dans le village de Kowli Seeriyaabhè, situé à Diounkou, district relevant de la sous-préfecture de Ley-Miro, à environ 90 kilomètres de la commune urbaine de Pita. Vers 13h30, Mamadou Aliou Sall, puisatier, a ouvert le feu à l’aide d’un fusil de fabrication traditionnelle, tuant son épouse, Oumou Hawa Sall, ainsi que sa propre nièce, une fillette âgée de moins de cinq ans.
Présenté devant le tribunal de première instance de Pita lors de l’audience criminelle du 21 juillet dernier, Mamadou Aliou Sall a reconnu être l’auteur des faits, tout en affirmant qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort. Il a expliqué avoir agi sous l’effet de soupçons d’infidélité, déclarant qu’il croyait qu’un jeune homme nommé Youssouf entretenait une relation amoureuse avec son épouse.
À l’issue des débats, le tribunal de première instance de Pita l’a déclaré coupable du double assassinat et l’a condamné à 15 ans de réclusion criminelle. La juridiction a également ordonné la saisie du fusil de calibre 12 ayant servi à commettre le crime.
Amadou Diallo














