La lutte contre la fraude constitue le quatrième pilier du prochain concours de recrutement à la fonction publique. Le gouvernement entend notamment traquer les tentatives d’escroquerie visant les candidats et garantir un processus basé sur les compétences et l’équité.
Lors du lancement officiel du concours, le ministre de la Modernisation, de l’Administration et de la Fonction publique a dénoncé les pratiques de certaines personnes ou entreprises qui profitent de l’organisation des concours pour escroquer des citoyens, en leur promettant une intégration à la fonction publique grâce à des relations au sein de l’administration.
Pour mettre fin à ces pratiques, le ministre annonce la mise en place de mécanismes judiciaires. Les procureurs seront saisis afin d’engager des opérations permettant de traquer les tentatives de fraude. Les actes de fraude et les entreprises d’escroquerie identifiés feront l’objet de poursuites judiciaires, avec des sanctions annoncées comme sévères.
Le ministère entend également travailler avec le ministère de la Justice pour mettre en place ce mécanisme de lutte contre la fraude. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSI) a également été saisie dans le cadre de ce dispositif.
Un système de signalement des fraudes doit par ailleurs être mis à la disposition des candidats et des citoyens. Le numéro 10 17 sera notamment utilisé pour informer et orienter les candidats, mais aussi pour permettre le signalement anonyme de cas de fraude ou d’escroquerie.
Selon le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, ce dispositif doit contribuer à renforcer la confiance des citoyens et des jeunes dans le concours. Les signalements pourront être traités par les autorités compétentes.
À travers ces mesures, le ministère entend faire en sorte que l’accès aux postes ouverts à la compétition repose sur les compétences et l’équité, plutôt que sur les relations personnelles.
Aboubacar Sidiki Camara













