Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a signé, ce jeudi 5 novembre 2026, un décret portant établissement de la liste nationale des maladies professionnelles indemnisables en Guinée. Le texte reconnaît 92 affections liées à l’exercice d’une activité professionnelle et prévoit un mécanisme permanent d’actualisation des maladies reconnues.
Dans son article 4, le décret établit une nomenclature de 92 maladies ou groupes de maladies professionnelles, répartis en quatre grandes catégories : les affections provoquées par des agents chimiques, celles résultant de l’exposition à des agents physiques, les maladies causées par des agents biologiques, notamment les virus, bactéries, champignons et parasites, ainsi que les pathologies touchant différents organes et fonctions de l’organisme.
Pour chacune des affections répertoriées, les tableaux annexés au décret précisent les manifestations cliniques ou lésions concernées, les délais de prise en charge ainsi que les catégories de travaux susceptibles d’exposer les travailleurs aux risques identifiés. Ces critères constituent des éléments de référence pour l’établissement du caractère professionnel d’une maladie et l’examen des demandes d’indemnisation.
Au-delà de la reconnaissance des maladies, le décret prévoit un dispositif destiné à maintenir cette nomenclature en phase avec les évolutions du monde du travail. Son article 5 institue une Commission nationale permanente de révision, placée sous la responsabilité conjointe des départements en charge du Travail et de la Santé.
Cette commission aura notamment pour mission d’assurer une veille sur les risques professionnels émergents, d’identifier les nouvelles formes d’exposition auxquelles sont confrontés les travailleurs en Guinée et de formuler des propositions en vue de l’actualisation des tableaux de maladies professionnelles.
Les ministres chargés du Travail et de la Santé sont responsables de l’exécution du décret, qui entre en application conformément aux dispositions prévues après sa publication au Journal officiel de la République de Guinée.
La mise en œuvre effective de ce dispositif constituera désormais un enjeu majeur pour les travailleurs, les employeurs et les organismes chargés de la protection sociale. Elle devra notamment permettre de renforcer la prévention des risques professionnels, d’améliorer la reconnaissance des maladies liées au travail et de garantir une meilleure prise en charge des travailleurs concernés.
Amadou Diallo














