La relance des unités industrielles demeure un chantier confronté à de nombreux obstacles en Guinée. À la page 12 de son document de recommandations sur le volet dépenses du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, la Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération attire l’attention du Gouvernement sur la faible progression enregistrée dans ce domaine.
Présenté par le Rapporteur général, l’Honorable N’Gouamou Fabara KONE, le rapport identifie plusieurs facteurs qui freinent le redémarrage effectif des installations industrielles, notamment, l’insuffisance de l’électricité, les difficultés d’approvisionnement en matières premières de qualité, le manque de routes d’accès adaptées et l’insuffisance des ressources financières.
Un ensemble de contraintes qui compromet les perspectives de reprise de certaines unités et limite leur contribution potentielle à la transformation économique du pays.
Face à ce constat, l’Assemblée nationale invite le Gouvernement, notamment à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce, à intensifier les démarches déjà entreprises et à accélérer leur concrétisation.
Les parlementaires préconisent également le recours aux partenariats public-privé (PPP), considérés comme une piste pour mobiliser les investissements et favoriser l’aboutissement rapide des projets de relance.
Au-delà de la remise en activité des installations industrielles, l’enjeu est celui de la création de valeur ajoutée, du développement de la production nationale et du soutien à la croissance économique.
L’Assemblée nationale rappelle ainsi que la relance industrielle ne peut se limiter à des ambitions affichées, elle nécessite des infrastructures fonctionnelles, des financements disponibles et une action gouvernementale coordonnée.
Amadou Diallo














