La prise en compte des personnes en situation de handicap dans la conception et la réalisation des infrastructures publiques s’invite au cœur des recommandations formulées par l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, volet dépenses.
À l’occasion de la présentation du rapport parlementaire, la question de l’accessibilité des passerelles et de l’aménagement d’espaces adaptés aux personnes vivant avec un handicap a particulièrement retenu l’attention des membres de la Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération.
Lors des échanges avec le ministère en charge des Infrastructures, les commissaires ont longuement insisté sur la nécessité d’identifier et d’aménager des parcelles destinées aux personnes en situation de handicap, tout en veillant à intégrer des dispositifs spécifiques d’accessibilité dans les différents projets d’infrastructures publiques.
Cette préoccupation traduit une volonté de faire de l’inclusion une exigence incontournable dans les politiques publiques d’aménagement du territoire.
Pour les membres de la Commission, la construction des infrastructures publiques ne saurait se limiter aux seuls impératifs techniques et fonctionnels. Elle doit également prendre en considération les besoins des personnes à mobilité réduite et des citoyens vivant avec un handicap.
Dans cette perspective, l’aménagement des passerelles doit intégrer des dispositifs permettant à tous les usagers de circuler dans des conditions de sécurité, d’autonomie et de dignité.
Rampes d’accès adaptées, cheminements sécurisés et aménagements répondant aux normes d’accessibilité constituent notamment des éléments essentiels pour éviter que ces infrastructures, pourtant destinées à faciliter la mobilité des populations, ne deviennent des obstacles supplémentaires pour une partie des citoyens.
S’appuyant sur l’article 27 de la Constitution, invoqué dans le rapport au titre de l’accès des personnes en situation de handicap aux infrastructures publiques, l’Assemblée nationale invite le département en charge des Infrastructures à veiller à l’application effective de cette recommandation.
À travers cette interpellation, les parlementaires rappellent que l’accessibilité ne doit pas être considérée comme une option ou une mesure secondaire, mais comme une dimension fondamentale de tout projet public.
Amadou Diallo














