Une nouvelle fois, des travailleurs de RUSAL-CBK sont descendus dans la rue pour dénoncer le non-respect de la convention collective des mines, signée entre syndicats, patronat et autorités. Munis de banderoles, ils exigent : « le respect de la convention collective, l’amélioration du salaire de base à 8,5 millions GNF pour tous les travailleurs des mines et carrières, le départ du directeur général Gaiyaski et un statut particulier pour les conducteurs de train ».
Ils dénoncent également d’importantes inégalités salariales, certains percevant « à peine 2,3 millions alors qu’ils accomplissent des tâches hautement techniques ». L’un des manifestants affirme : « À CBK, nos mécaniciens peuvent réparer une locomotive entière ».
Ce mouvement n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une série de protestations menées par les trois groupes syndicaux de l’entreprise. « Le train ne bougera pas tant que nos revendications ne seront pas satisfaites », préviennent-ils.
Seront-ils entendus cette fois? En attendant, la mobilisation se poursuit pacifiquement à la CBK.
Amadou Diallo














